Que d'incertitudes...... |
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De la composition des paires de double, samedi, à l'évolution du physique de Roger Federer, la finale de la Coupe Davis, qui ne penche pour l'instant ni du côté des Français ni de celui des Suisses, demeure bien indécise.
La première journée de la finale France-Suisse a livré vendredi quelques enseignements, mais elle n'a pas levé le voile sur toutes les incertitudes qui l'entoure. Dos à dos après les deux premiers simples, les deux équipes ne sont finalement pas beaucoup plus avancées que la veille. Les protagonistes savent néanmoins que le vainqueur de l'édition 2014 ne sera connu que dimanche. Après les victoires, plutôt autoritaires, de Stan Wawrinka sur Jo-Wilfried Tsonga (6-1, 3-6, 6-3, 6-2) et de Gaël Monfils face à Roger Federer (6-1, 6-4, 6-3), une seule chose est certaine : les n°2 ont été bien plus forts que les n°1.Reste à savoir comment peut se dérouler la suite. Le double samedi revêtira une grande importance bien qu'il ne sera pas décisif. Quelles paires vont choisir Arnaud Clément et Séverin Lüthi, deux capitaines forcément dans le doute après ce qu'ils ont pu voir depuis leurs chaises ? Lors du tirage au sort, ce sont les noms de Benneteau-Gasquet d'un côté et Chiudinelli-Lammer de l'autre qui avaient été couchés sur le papier. Ce qui n'empêche en rien les sélectionneurs de tout chambouler.L'énigme FedererCôté français, Jo-Wilfried Tsonga semblait en mesure de venir remplacer le Bressan comme le Biterrois. Mais la performance de "Jo" ce vendredi, lequel tient à se racheter, n'a sans doute pas complètement rassuré Clément qui pourrait bien, aussi, vouloir le préserver pour son simple de dimanche, normalement contre Federer. Chez les Suisses, c'est encore plus flou. La paire la plus souvent utilisée demeure Federer-Wawrinka, championne olympique en 2008. On peut parier que le second, impressionnant en simple, sera aligné. Le doute est en revanche permis pour le premier, clairement encore handicapé par son dos qui lui avait coûté de défendre ses chances en finale du Masters. Si la Suisse veut choyer son champion, alors il se pourrait qu'il reste au chaud samedi. Dans ce cas, le duo Wawrinka-Chiudinelli paraît le plus probable. Mais Federer a répété après sa défaite qu'il se sentait bien, malgré une certaine appréhension, et qu'il était candidat pour jouer les trois jours. Pour autant, l'inconnu Federer va peut-être au-delà du double. Dans l'hypothèse où l'équipe de France venait à empocher le point du double, le n°2 mondial sera-t-il sur le court dimanche contre Tsonga dans un match qu'il lui serait interdit de perdre ? Normalement oui, mais sait-on jamais. Son pari de disputer cette finale, car on peut vraiment parler de pari quand on voit qu'il n'est sans doute qu'à 80% de ses capacités, pourrait alors se transformer en énorme échec. Ce qui, vu l'objectif que constitue pour lui cette Coupe Davis qu'il n'a jamais remportée, se révélerait sans doute assez traumatisant.
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